Glossaire du droit des passagers aériens
Correspondance manquée
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Définition
Une correspondance manquée ouvre droit à l'indemnité forfaitaire du règlement CE 261/2004 à deux conditions : la compagnie est responsable du retard qui a fait rater la correspondance, et le passager arrive à sa destination finale avec 3 heures de retard ou plus (arrêt Folkerts de février 2013). Il faut que les vols relèvent d'une même réservation ; une correspondance ratée pour des raisons personnelles n'est pas indemnisable.
La correspondance manquée est l’un des cas les plus fréquents — et les plus contestés par les compagnies — du droit à indemnisation. Deux conditions cumulatives, précisées par l’arrêt Folkerts de la Cour de justice de l’Union européenne (février 2013) :
- La compagnie doit être responsable de la correspondance ratée : c’est le retard du premier vol qui fait manquer le second. Une correspondance ratée pour des raisons personnelles (retard au contrôle, pause trop longue) n’est pas indemnisable.
- L’arrivée à la destination finale doit se faire avec 3 heures de retard ou plus par rapport à l’horaire prévu.
Condition implicite mais essentielle : les vols doivent relever d’une même réservation (correspondances dites directes). Deux billets séparés achetés indépendamment ne forment pas un voyage unique au sens du règlement CE 261/2004.
Si les conditions sont réunies, l’indemnité forfaitaire est calculée sur la distance totale du voyage. Pendant l’attente du vol suivant, la prise en charge reste due. Conseil pratique issu de nos dossiers : demandez une attestation de retard à l’aéroport — elle facilite grandement la preuve. Notre fiche indemnisation d’une correspondance manquée détaille la démarche, et le pilier Vol retardé l’ensemble de vos droits.