Les icônes de l’aviation – Jean Mermoz, l’archange de l’aviation

5 octobre 2018 | 0 commentaires

Jean Mermoz, qui est il ?

 

Jean Mermoz est le fils de Jules Mermoz, maître d’hôtel, et de Gabrielle Gillet dite « Mangaby ». Le couple se sépare dès 1902 et divorce en 1922. Mermoz passe une partie de son enfance chez ses grands-parents, à Mainbressy, village situé au sud d’Aubenton, dans les Ardennes. Et, alors que sa mère trouve un poste de couturière à Charleville, il entre à l’école supérieure professionnelle d’Hirson en tant que pensionnaire.

Lorsque le premier conflit mondial éclate, en août 1914, ses grands-parents, pris de panique, s’enfuient avec lui dans le Cantal, où il intègre le lycée d’Aurillac. Sa mère, non prévenue, et bloquée par l’avancée des troupes allemandes devra attendre trois années, et les arrangements internationaux de 1917, pour retrouver son fils, après un rapatriement en zone non occupée, via la Suisse, pays neutre. Elle amène ensuite Jean à Paris où il est admis au lycée Voltaire avec une bourse de demi-pensionnaire2.

« Les débuts de l’Archange »

 

Mermoz voulait absolument s’engager dans l’armée et sur les conseils d’un ami, il s’engagea dans l’aviation en 1920. Il rejoint la 7ème escadrille du 11ème régiment de bombardier à Metz après son diplôme en 1921. Mais s’ennuyant ferme, il fut envoyé en Syrie l’année suivante. Il y resta un an et il pu faire ses premières armes. Mais son retour à une vie de caserne à Thionville finira par dégoûter Mermoz qui n’avait déjà guère de gout pour elle, de l’armée. Il fut démobilise en 1924 et connu une période difficile, aucune compagnies aériennes ne voulant l’embaucher. C’est alors qu’il entendit que Latécoere embauchait pour sa fameuse ligne de courrier transcontinental. Il se rendit à Toulouse et pu montrer ses talents. Mais il déchanta vite : « Ici, on avait besoin de pilotes pas d’acrobates ! ». Alors qu’il allait partir, il fut rappelé, son employeur avait bien vu ses talents mais il compte le soumettre à une rigueur requise pour la ligne. Il commença donc en tant que mécanicien mais fut vite affecté à la ligne Toulouse-Barcelone.

Avec les engins de l’époque, cette traversée était assez dangereuse. La ligne poussa de plus en plus loin réussissant à atteindre le Maroc, puis le Sénégal. Mais cette ligne était extrêmement dangereuse et fut le tombeau de nombreux pilotes victimes des dysfonctionnements de leurs appareils qui commencent à se faire vieux.

 

La ligne vers l’Amérique

 

La compagnie se tourna vers l’Amérique du Sud et elle chercha à mettre en place une ligne Europe-Afrique-Amérique du Sud entièrement aérienne. Malheureusement, aucun appareil n’est encore assez performant pour vaincre l’Atlantique Sud. Mermoz en attendant aida à mettre en place la ligne Rio – Buenos Aires. Et en 1930, il prit place à bord d’un Latte 28, un monomoteur à flotteurs et réussi la traversée. La liaison vers l’Amérique du Sud était née. A mesure des avancées technologiques et des nouveaux modèle d’avions, Mermoz poussa toujours plus loin les limites et assure une liaison régulière France – Amérique du Sud. Air France naît en 1933 et Mermoz en devient l’inspecteur général.

 

La chute

 

A bord de son Latte 300 nommé La Croix du Sud, il effectua entre 1934 et 1936 pas moins de 24 traversées et établissa une ligne vers l’Amérique du Nord. Mais malgré les avancés techniques, les traversées restent dangereuses et un pépin technique peut toujours arriver.

Ce fut le cas ce 7 décembre 1936 où après un faux départ du à une panne d’huile, La Croix du Sud décolla finalement. Il n’arriva jamais à destination. Pendant la traversée, l’équipage envoya leur dernier message:

« Avons coupe moteur arrière droit ».

 

 

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