Coronavirus : des virologues estiment risque de contamination en avion serait faible

Le vol de Tel-Aviv – Francfort opéré le 9 mars 2020 avait embarqué 102 passagers à bord y compris un groupe de 24 touristes. Ce vol a duré 4 h 40 min. Rappelons que cette période marquait le début de la pandémie de Covid-19. Durant le vol, aucun passager ne portait le masque car le port (du masque) n’était pas encore obligatoire. De ce fait, quand les autorités allemandes ont été informées du contact des 24 touristes avec un responsable hôtelier contaminé en Israël, elles ont décidé de tester les touristes. Dès leur arrivée à Francfort, le test a révélé que 7 d’entre eux sont positifs tandis que 7 autres le seront aussi dans quelques jours.

Mais 5 semaines plus tard, les 78 passagers restants ont été interrogés sur leurs contacts et leurs symptômes par des virologues. 90% de ces passagers ont été répondants à l’enquête de l’Hôpital Universitaire de Francfort. À l’issue de l’enquête et des tests réalisés sur certains, seulement deux transmissions furent détectées à bord. Notons que ces deux passagers contaminés étaient assis de l’autre côté du couloir des 7 cas initialement trouvés. D’où le risque de transmission du coronavirus serait faible en avion. Parlant des virus respiratoires, les virologues soulignent que dans l’avion, la zone de contamination s’étend 2 rangées devant et 2 rangées derrière.

Plus étonnant, un passager de la rangée (siège 44K) qui se trouvait immédiatement devant la rangée de deux touristes infectieux ( sièges 45J et 45H) n’a pas été contaminé. Or il y avait eu une longue conversation entre ces trois passagers de ces trois sièges. Les virologues étaient surpris par ce fait. Malheureusement, le test n’a pas continué avec les autres passagers qui pourraient être contaminés ou non. Mais l’étude a confirmé que la transmission du virus est bien possible en absence de masque. Toutefois, le taux de transmission reste plus faible que prévu.

Par ailleurs, les études de virologie menées sur des vols de rapatriement de Wuhan en Chine au début de la pandémie ont révélé qu’aucun passager n’a été contaminé. Or les passagers ne portaient pas aussi des masques de protection.