IATA : toujours plus de victime en Afrique

Le monde vie depuis un certain temps, une situation extraordinaire. La pandémie provoquée par la covid-19 est à la base des bouleversements observés ici et là. Comme il était pressenti, les conséquences liées à cette crise sanitaire sont dévastatrices et longues d’effet.  En effet, selon les nouvelles données publiées par l’association du transport aérien international (IATA) l’impact de la crise sur les industries aériennes et notamment les économies de l’aviation est critique. Cet impact encore plus concentré sur les économies de l’aviation en Afrique.  

Un chômage accru dans les aviations et industries connexes en Afrique

La crise sanitaire actuelle ne laisse personne indifférent. D’une manière ou d’une autre, chaque individu est touché par les effets de la pandémie. Si les pays ont enregistré des pertes en vie humaine et le ralentissement de leur économie, beaucoup d’employés se sont quant eux retrouvé au chômage dans les entreprises. En effet, en Afrique, d’après les dernières estimations de l’IATA, les pertes d’emploi dans l’aviation ainsi que dans les industries connexes augmenteront jusqu’à 3,5 millions d’ici là.

D’après les mêmes prévisions, le transport aérien en 2020 devrait prendre un coup. Elle devrait chuter de 54% soit plus de 80 millions de passagers de moins en comparaison à l’année précédente. Cette estimation est légèrement pire que les moins 51% prédits avant. Ce n’est pas tout, le PIB soutenu par l’aviation en Afrique pourrait aussi connaître une baisse importante à hauteur de 35 milliards de dollars. Ce chiffre va au-delà des précédentes estimations de l’IATA qui faisaient état d’une baisse de 28 milliards de dollars. Tous ces chiffres démontrent clairement que la situation sur les principaux marchés nationaux se détériore davantage. La belle preuve, les impacts sur l’emploi, sur le PIB ainsi que la baisse du nombre de passagers des grands marchés sur le continent n’a cessé de croître depuis le déclenchement de la crise sanitaire.

Les suggestions de l’IATA pour remettre la pendule à l’heure

Comme le dit un adage populaire, rien ne change si rien ne change. Effectivement, pour amoindrir les effets de crise il faut opérer des changements importants. Principalement, une reprise accélérée du transport à travers toute l’Afrique est indispensable pour soulager les économies des industries et minimiser l’impact sur l’emploi. C’est dans cette même vision que l’IATA soucieuse du bon déroulement des choses, suggère une action gouvernementale pour riposter à la crise. Cette action doit se s’appesantir sur deux domaines prioritaires : l’harmonisation du redémarrage du transport aérien et l’intensification des efforts pour le soutien des industries.

En effet, pour insuffler une nouvelle dynamique dans l’aviation en Afrique, tous les pays doivent se conformer et se plier aux recommandations du Conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale. Ceci permettra aux différents États d’être harmonisé, d’éviter les contradictions, les perturbations  et les dysfonctionnements qui pourraient entraver l’efficacité des compagnies. Si les recommandations sont appliquées de façon uniforme et concertée, la situation se stabilisera plus tôt que prévu.  Par ailleurs, pendant la période de reprise, les compagnies de transport aérien doivent être soutenues financièrement et de façon continue pour que les efforts consentis ne soient pas vains.