En France, les acteurs aériens protestent l’interdiction des vols courts

Suite à la décision prise par les autorités françaises lorsque qu’une alternative en moins de 2h30 est possible,  l’interdiction de vols nationaux a provoqué des mécontentements notamment chez le SCARA. En effet, le Syndicat des Compagnies Aériennes Autonomes dénonce la position du gouvernement français qui une fois encore donne un coup aux compagnies aériennes hors Air France. Le syndicat précise que cette décision du gouvernement sur l’extension des mesures à toutes compagnies opérant en France engendrera trois grandes menaces.

En premier, il s’agit d’une atteinte à la libre entreprise, ensuite aucune donnée scientifique ne justifie que l’impact environnemental de l’avion serait moindre que celui d’un train et enfin cette décision serait rejetée au niveau européen, car le gouvernement français doit  convaincre les autres États membres et à la Commission européenne sur les dégâts environnementaux.

Selon le SCARA, toute justification pour l’aide de 7 milliards d’euros accordés à Air France  est fallacieuse, car cette décision dénigre le transport aérien pour l’intérêt de Air France. Suite à cette aide publique de 7 milliards d’euros accordés à Air France, les liaisons entre Paris et les aéroports de Bordeaux, Lyon, Nantes ou Rennes où une alternative ferroviaire en moins de 2h30 est possible seront abandonnés. Et aucune compagnie concurrente low-cost ne les reprendra : précisait le Secrétaire d’État des transports.

Mais la Commission européenne a prouvé un des arguments du syndicat. Car le porte-parole Stefan de Keersmaeker a été en contact avec les autorités françaises pour s’assurer que les dispositions prises étaient compatibles au droit européen, comme le secrétaire d’État l’avait déclaré. De ce fait, l’UE a demandé une réduction des émissions des compagnies aériennes ; d’ailleurs un règlement interdit même les vols internationaux s’ils provoquent les dégâts environnementaux. Cependant, le porte-parole précise que ces mesures ne doivent pas être discriminatoires ; ce qui confirme le cas si toutes les routes sont interdites, car cela entrave la libre concurrence. Alors les restrictions doivent être proportionnelles pour l’objectif commun recherché par tous.