EasyJet croit aussi en une amélioration de sa situation

La spécialiste britannique du vol pas cher EasyJet, bien qu’ayant connue une perte trimestrielle de 345 millions d’euros entrevoit une amélioration de sa situation financière, et remonte de 30% à 40% le nombre de lignes qu’elle compte desservir d’ici la fin septembre.

A la suite de sa rivale irlandaise Ryanair, Easy Jet communique des résultats meilleurs que prévus, et revoit à la hausse ses prévisions. Après la reprise de ses activités fin juin, la spécialiste britannique des vols low cost a enregistré une augmentation de la demande le mois dernier, en particulier vers des destinations telles que Nice ou Faro, avec environ 2 millions de passagers transportés. Contrairement au 30% des capacités proposées avant la crise, EasyJet avec le renforcement de son programme pour le mois en cours sera d’ici la fin septembre à 40% de ses capacités.

Les résultats du troisième trimestre (avril-juin) annoncés le mardi montrent une amélioration après la perte du premier semestre 2020. La prévision de consommation de cash à hauteur de un milliard de livres s’est finalement retrouvée à 754 millions de livres.

Avec une exploitation de dix avions sur 709 vols et un total de 117.000 passagers pendant ce trimestre, les résultats ont montré une réelle différence avec les chiffres de l’année dernière. A la même période en 2019, les revenus du groupe étaient de 1761 millions de livres contre 7 millions cette année. La perte du groupe au troisième trimestre s’élève à 324,5 millions de livres, contre un bénéfice de 174,2 millions en 2019.

Easy Jet en se fondant sur la demande actuelle espère réduire sa perte au quatrième trimestre. Cependant, en raison de la précarité de sa situation liée au COVID 19 et de la crainte d’une amande massive pour les poursuites judiciaires ouvertes par plus de 10.000 clients à Londres, la compagnie refuse de fournir une prévision annuelle.

Il faut néanmoins souligner que ses prévisions de reprise de Easy Jet sont inférieures à celles de sa rivale irlandaise Ryanair qui chiffre sa perte au dernier trimestre à 185 millions d’euros, et  vise environ 60% des capacités pré-pandémie en août, puis 70% en septembre.