Corsair International obtient un soutien direct de l’État

Après avoir refusé les prêts garantis en pleine crise sanitaire, la compagnie aérienne Corsair International accepte une aide directe de l’État. En effet, Corsair International avait renoncé à la demande d’un prêt garanti par l’État pour plusieurs raisons. Elle trouvait que les conditions d’obtention sont trop restrictives. À cela s’ajoute la faute de geste des actionnaires selon le gouvernement.

Le dirigeant de la compagnie basée à l’aéroport de Paris-Orly estime que le soutien financier direct de l’État est acquis sans doute. Intro Aviation, le principal actionnaire depuis mars n’a pas pu injecter une somme, car il n’a pas les moyens pour y participer. Mais d’autres investisseurs privés devraient pouvoir marquer leurs intérêts dans un plan de sauvetage. Selon le dirigeant, la situation financière actuelle de la compagnie devrait être meilleure  suite à la vente d’un Airbus A330-200 et la vente des Boeing 747-400.

Notons que depuis le déconfinement progressif en France et la reprise de vols vers l’Outremer puis vers Abidjan, Corsair International propose de meilleures réservations. Par ailleurs, Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair International affirme que la fiscalité française décourage les compagnies aériennes face à la concurrence étrangère. Ce qui continuera de favoriser les problèmes structurels liés à la compétitivité. C’est d’ailleurs pourquoi il demande une aide d’État plus général pour le secteur aérien. Pour lui, l’État devrait leur faire grâce des charges fiscales et sociales plutôt que de les reporter. Soit une prolongation de l’activité partielle jusqu’à fin décembre 2020 au moins.