La cigarette électronique en avion : est-ce possible ?

29 novembre 2019 | 0 commentaires

 

L’utilisation de la cigarette électronique est une pratique largement répandue auprès d’environ 3 millions de Français et ce chiffre ne cesse de croître. Grâce à l’ecig, il est possible de régler certains problèmes, dont la dépendance au tabac. Ainsi, une bonne partie de la population adulte ne peut pas se passer d’un kit de vapotage, surtout pour un sevrage tabagique. Prendre l’avion pour ses déplacements étant également une pratique courante, la question de l’usage de l’e-cigarette en avion se pose alors. Vous préparez un voyage par les airs et ne voulez pas vous séparer de votre vapoteuse ? Voici tout ce qu’il vous faut savoir sur la vaporette en avion.

 

Emporter sa cigarette électronique dans l’avion : possible ou pas ?

 

Bonne nouvelle ! Il est possible d’emporter sa cigarette électronique avec soi pour un déplacement en avion. En effet, l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale OACI autorise les vapoteurs à emporter leur matériel avec eux durant leurs déplacements. Il est cependant indispensable, depuis 2016, de prendre certaines précautions afin d’éviter les accidents et les sanctions prévues par les rigueurs de la loi. Le transport de la vapoteuse, s’il est mal fait, peut causer une explosion ou un incendie. Le stockage d’un accu dans la soute de l’avion est par exemple interdit. Celui-ci peut effectivement être la cause d’un incendie et de divers autres problèmes. De même, il est essentiel que les accus :

 

  • Soient conservés dans une pochette ou un boîtier conçu à cet effet ;
  • Soient rangés dans un bagage à main ;
  • Soient dans la cabine avec leur propriétaire afin que celui-ci puisse les surveiller.

 

Il faut par contre faire attention, car l’autorisation d’emporter les composantes de la vaporette en cabine ne signifie pas les utiliser. Cela ne signifie également pas que l’on peut emporter autant de batteries que l’on veut.

 

Combien de batteries peut-on transporter en avion ?

 

La réglementation en matière de transport de cigarette électronique est très stricte, car les conséquences d’une mauvaise manipulation peuvent être très graves. Cette réglementation prend en compte un grand nombre de choses dont la quantité de batteries à emmener avec soi durant un voyage en avion. La loi établie par l’OACI vous autorise à vous déplacer avec votre vapoteuse. Elle vous permet, par la même occasion, d’emporter la batterie qui lui permet de fonctionner. Chez vous cependant, vous utilisez souvent plusieurs batteries pour ne pas vous retrouver à court au mauvais moment. Par ailleurs, même si vous n’avez pas l’habitude d’utiliser plusieurs batteries, cela peut s’avérer nécessaire à l’étranger. En effet, vous pourriez avoir besoin d’une seconde batterie pour :

 

  • Le cas où vous vapotez souvent et que votre batterie se vide de ce pas très rapidement ;
  • Le cas où vous voudriez vous rendre en pleine nature pour vous ressourcer ;
  • Le cas où votre batterie n’est plus de la première jeunesse.

 

Ainsi, il existe de nombreuses circonstances dans lesquelles avoir plusieurs batteries ou accus est essentiel. Si vous ne voulez pas vous retrouver à court sans pouvoir acheter une recharge à l’étranger, vous devez en avoir plusieurs. De même, si vous doutez de la qualité de celles ci vendues ailleurs, la prudence vous amène à vous déplacer avec plus d’un accu. En plus de l’accu indispensable à votre e-cigarette, l’OACI accepte alors que vous en emportiez une de rechange.

 

Si votre compagnie aérienne se base sur les règles de l’organisation OACI, vous pouvez donc emporter deux batteries. Auprès de certaines compagnies aériennes, vous avez la possibilité d’emporter plus de deux. Mais, d’autres compagnies ne le permettent pas. Il vous faudra donc vous renseigner auprès de votre prestataire afin de connaître ses exigences personnelles dans ce domaine. Quel que soit le nombre d’accus que vous emportez, vous devez vous assurer de bien les emballer. Pour ce faire, l’emballage le recouvrant à l’achat est une excellente solution. Mais, vous pouvez aussi opter pour un emballage isolant qui empêchera l’allumage accidentel ou intentionnel de votre vapoteuse.

 

Comment empêcher sa vapoteuse de fuir dans l’avion ?

 

Un vol en avion se caractérise nécessairement par un phénomène de pressurisation et un phénomène de dépressurisation. Au cours de ces phénomènes, les liquides contenus dans l’avion sont mis à rude épreuve, ce qui peut occasionner des fuites. Votre e-cig et spécialement votre e-liquide ne fait pas exception à cette règle. Ainsi, si vous ne prenez pas de mesures pour la sécurité de votre vapoteuse, vous risquez :

 

  • De vous retrouver sans e-liquide une fois à destination ;
  • De vous retrouver avec des vêtements tachés par du e-liquide ;
  • De vous retrouver sans e-cigarette dans un pays où vous ne trouvez pas votre e-liquide.

 

Pour éviter ce type de désagrément, vous devez alors prévenir et empêcher votre cigarette électronique de fuir dans l’avion. Pour ce faire, vous pouvez vider votre clearomiseur et conserver votre e-liquide dans un flacon. En vidant le clearomiseur, vous vous assurez qu’il n’y aura pas de fuite. Mais, si vous désirez garder celui-ci rempli tout de même, vous en avez le droit. Faites tout de même preuve de beaucoup de prudence dans ce cas. Pensez également à 1 voir 2 liquides au cas d’un vol retardé !

 

Il vous faudra, pour garder le clearomiseur chargé, positionner celui-ci à la verticale et orienter l’entrée d’air vers le haut. Cette entrée peut se trouver en haut de l’atomiseur ou en bas. Si elle est en haut, alors mettre le clearomiseur à la verticale suffit. Si l’entrée d’air se situe en bas, il est important de positionner le clearo la tête en bas. Il faut également s’assurer qu’il est correctement positionné. C’est effectivement la seule façon d’avoir la certitude que sa position ne va pas changer durant le vol. L’emplacement où on le mettra devra donc le maintenir fermement. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est recommandé de les vider.

 

Les flacons d’e-liquides doivent non seulement être hermétiques, mais aussi avoir une protection supplémentaire. Il peut s’agir :

 

  • D’un contenant hermétique en plastique ;
  • D’un sachet plastique hermétique ;
  • D’une boîte hermétique en plastique.

 

Ceux-ci évitent les fuites et retiennent votre e-liquide dans le cas où il fuit du flacon. L’e-liquide bien rangé, il ne vous reste plus qu’à décider à quel endroit vous voulez le mettre le temps du trajet. Bien évidemment, vous ne pourrez pas y toucher.

 

La cigarette électronique : soute ou bagage à main ?

 

À la question de savoir s’il vaut mieux stocker sa cigarette électronique en cabine ou en soute, on répond que les deux sont indiqués. Il est effectivement vrai que le transport de l’e-cigarette est recommandé en cabine. La raison qui explique cela est la survenue de certains incidents durant un transport en soute. En effet, il est arrivé que des e-cig s’allument en soute et provoquent des accidents plus ou moins graves. C’est la dépressurisation et la pressurisation qui sont à l’origine de ce phénomène d’allumage spontané. Cependant, la négligence de certains vapoteurs y a largement contribué. Ainsi, le bagage à main est l’endroit où l’OACI et les compagnies aériennes qui autorisent la vapoteuse recommandent. Certains éléments constitutifs du kit de vapotage peuvent cependant trouver leur place en soute. Il s’agit principalement : de l’e-liquide, de l’atomiseur, et des outils pour les atomiseurs reconstructibles jugés dangereux.

 

Pour ce qui est de l’e-liquide, vous pouvez le garder dans votre bagage à main. Mais, si la contenance de votre flacon dépasse 100 ml, vous devrez vous résigner à le stocker dans la soute. Les outils que les compagnies aériennes peuvent juger dangereux sont : les pinces, le tournevis, les tweezers…

 

Est-il possible de vapoter en vol ?

 

D’entrée de jeu, il faut retenir que le vapotage est interdit en vol ou même à l’intérieur d’un avion. Tout comme pour la cigarette classique, les autorités refusent catégoriquement l’utilisation de la cigarette électronique. Il vous est même interdit de charger la batterie de votre e-cigarette durant le vol. Même si vous avez une arrivée de courant et une entrée USB, vous ne devez donc pas vous y essayer. Ainsi, vous n’avez pas le droit :

 

  • De vous cacher dans les toilettes pour vapoter ;
  • D’allumer votre vaporette même si vous êtes capable de contenir la fumée produite ;
  • De mettre votre vapoteuse en marche après votre embarquement.

 

Pour des raisons de sécurité, vous devez ranger votre e-cigarette et ne plus y toucher durant tout le vol. Pour vous aider à résister jusqu’à votre arrivée, vous pouvez vapoter avant d’embarquer.

 

Que faire de son e-liquide en vol ? Les autorisations ?

 

L’OACI prête une attention toute particulière à l’e-liquide en vol en Europe. Ainsi, il existe des règles à suivre pour pouvoir le transporter sans craindre de remontrances. La principale règle est que pour transporter l’e-liquide dans un bagage à main, la contenance du flacon ne doit pas excéder 100 ml. Le contenu du flacon doit être indiqué sur celui-ci de façon claire. Il faut de plus que le flacon soit placé :

 

  • Dans un sac plastique transparent ;
  • Dans un sac dont la contenance ne dépasse pas 1 litre ;
  • Dans un sac dont les dimensions maximales sont de 20 cm x 20 cm.

 

Vous avez le droit d’emporter plus d’e-liquide, mais comme dit précédemment, vous devrez alors le placer en soute. N’oubliez pas non plus que tout le liquide que vous transporterez y compris votre shampooing ne doit pas dépasser 1 litre. Vous ne pouvez pas transposer votre e-liquide d’un contenant à un autre durant le vol. La seule autorisation dont vous disposez concerne le transport et cela à condition de respecter les règles établies.

 

Voyager à l’étranger avec sa vaporette : des règles différentes pour les pays

 

Vérifier que votre compagnie aérienne vous autorise à voyager avec votre vapoteuse ne suffit pas pour emporter votre kit en toute impunité. Vous devez également prendre en compte le fait que certains pays n’autorisent pas l’entrée de la cigarette électronique sur leur territoire. En fonction de votre destination, vous pouvez être amené à :

 

  • Laisser votre vaporette et acquérir une autre sur place ;
  • Abandonner l’idée de vapoter durant votre séjour ;
  • Utiliser un e-liquide sans nicotine ;
  • Être contraint de suivre d’autres règles de dosages de l’e-liquide par exemple.

 

En Australie, vous avez heureusement la possibilité d’emporter votre e-liquide contenant de la nicotine. Vous ne pourrez cependant pas vous procurer de nicotine si celle-ci se termine. Il vous faudra alors choisir la quantité d’e-liquide à emporter en tenant compte de ce facteur. En Turquie et au Brésil par contre, la cigarette électronique et tout simplement interdite. Aussi bien la vente que l’usage sont proscrits. Vous ne devez ainsi négliger aucun de ces détails pour préparer votre voyage.

 

Rappels pour voyager en avion avec sa cigarette électronique

 

Ce qu’il faut principalement retenir, c’est que pour voyager avec sa e-cig, il faut ranger celle-ci dans le bagage à main. Il est essentiel de le garder sur soi et d’avoir un œil sur le bagage à main à tout instant. De même, on peut transporter son e-liquide dans le bagage à main, à condition que le flacon ne dépasse pas 100 ml. Au-delà, c’est dans la soute qu’il faudra le ranger. Par ailleurs :

 

  • L’e-liquide doit se conserver dans un contenant plastique transparent et hermétique pour éviter les fuites ;
  • La batterie n’est pas autorisée dans la soute et doit être dans le bagage à main ;
  • La batterie de rechange peut accompagner la batterie principale, mais doit être dans un emballage adapté ;
  • La mise en charge de la batterie à l’intérieur de l’avion est interdite ;
  • Le vapotage dans les airs est strictement interdit dans l’ensemble de l’appareil
  • La réglementation en matière de transport de cigarette électronique varie en fonction de la compagnie aérienne et du pays de destination.

 

Voyager en Europe avec sa cigarette électronique présente de nombreux risques, mais est malgré tout permis par l’OACI. Cette Organisation de l’Aviation Civile Internationale a en effet mis en place quelques règles pouvant permettre aux vapoteurs de continuer leur sevrage tabagique. Ces règles sont très strictes et nécessitent un respect rigoureux de la part des voyageurs. Celles-ci, exposées ci-dessus, ont pour rôle d’éviter les accidents durant le vol et de garantir la sécurité de tous les passagers. Elles doivent être prises en compte au même titre que la réglementation en vigueur dans le pays de destination pour plus de sécurité. Avec les informations ci-dessus, vous disposez désormais de toutes les armes indispensables pour faire votre valise en toute quiétude et avoir un agréable séjour.

 

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