Brussels Airlines bénéficiera d’un plan de sauvetage

La compagnie aérienne Bruxelles Airlines obtiendra du gouvernement, un prêt d’une valeur de 290 millions d’euros valable pour 6 ans. Cette aide financière accordée à la compagnie nationale belge devrait être soumise à des conditions. Il s’agit entre autres du maintien de la marque Bruxelles Airlines, la réception de l’ensemble des fonds, etc. La filiale belge existera toujours avec un siège social à l’aéroport de Bruxelles Zaventem et un AOC belge dont le certificat d’opérateur aérien. Alors son intégration dans le projet Océan initié par Lufthansa Group serait impossible.

Par ailleurs, Bruxelles Airlines comptait développer son activité long-courrier. Mais en raison de l’impact de la crise sanitaire, la relance de nombreuses liaisons est reportée. Toutefois, l’accord de prêt n’est pas encore concrétisé. Pour cela le  projet doit être présenté à la Commission Européenne, au gouvernement belge et aux administrations. En fin juin, Bruxelles Airlines avait conclu un accord avec ses partenaires sociaux. Cet accord portait sur les mesures structurelles devant favoriser un avenir rentable à long terme. Mais la conclusion de cet accord va menacer un quart des plus de 4000 emplois. Pour les syndicats CNE et ACV, ils semblent être piégés car ils signeront ces conventions collectives avec un sentiment de regret.

En raison de cela, ces syndicats dénoncent une flexibilité irresponsable et dangereuse imposée au personnel. Ils estiment également qu’il est inacceptable d’imposer une restructuration conditionnée par un refinancement de l’entreprise. En outre, le groupe Lufthansa annonçait en juin qu’il pourrait se débarrasser de sa filiale belge. Aussi il faisait entendre qu’il pourrait la laisser tomber en faillite ou même la vendre. De même, Lufthansa Group prévoit toujours la suppression de 22000 postes équivalent en temps plein. Soit 16% des effectifs mondiaux, en particulier la moitié sera en Allemagne.