Avec ses trente-trois routes internationales, Saudia est poursuivie en justice par leasing

L’entreprise de navigation aérienne Saudia compte relancer treize routes mondiales ajouter aux vingt opérées dès la rentrée. Cependant, cette même compagnie est traduite en justice par l’entreprise de leasing ALIF en lui réclamant 460 millions de dollars pour le non paiement de la location et la maintenance de cinquante avions.

Fixée au sol en raison de l’épidémie du Corona Virus depuis le 15 mars 2020, la compagnie aérienne nationale saoudienne a repris ses activités aériennes sur ses 1res routes mondiales le 15 septembre 2020. En plus de ses 20 routes désormais opérationnelles, la compagnie y ajoutera 13 autres routes complémentaires en novembre 2020. Ces routes concernent surtout l’Asie et le Moyen-Orient.

La société de l’alliance SkyTeam confirme aussi qu’uniquement les passagers autorisés pourront prendre des vols en direction de ces destinations. Elle ajoute également que les restrictions de vols liées à l’épidémie ne peuvent être levées qu’à partir de janvier 2021 pour les citoyens de l’Arabie Saoudite.

Un communiqué du ministère saoudien rappelle que seuls les passagers ayant un visa ou un permis de résidence valide et ne sont pas infectés par la Covid-19 peuvent, sous autorisation, entrer dans le pays. L’autorisation d’entrer dans le royaume saoudien est accordée, depuis la moitié du mois de septembre, à certaines catégories de personnes comme les membres du gouvernement saoudien, ceux des ambassades de pays étrangers et autres.

Concernant les finances, la compagnie nationale saoudienne affirme étudier l’action en justice que la société de leasing siégée à Dubaï a intentée contre elle à Londres. En clair, cette société réclame à la compagnie aérienne saoudienne 460 millions de dollars d’impayés après la signature de l’accord effectué en 2015 au cours du Salon du Bourget. La filiale IAFC de la compagnie saoudienne avait à cet effet acquis, au nom de Saudia, 30 A320neo et 20 A330-300. C’est donc un contrat qui vaut 8,2 milliards de dollars.

La compagnie aérienne Saudia affirme être en négociation avec son bailleur afin de résoudre les différends contractuels. Cependant, sa filiale IAFC finance uniquement les avions fabriqués par la société Airbus d’après la loi coranique.